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Non à la grève du 12 février !

Mardi 12 février, 2013

Les rythmes scolaires doivent évoluer. Nos écoliers doivent pouvoir bénéficier d’un maximum de continuité dans leurs enseignements et nous devons au moins récupérer 40 jours d’école.

Pour les membres de SOS Éducation, cette grève est une grève de trop. C’est la troisième en un mois et l’on ne comprend même plus ce que recherchent les syndicats d’enseignants.

« C’est bien simple, aujourd’hui les syndicats donnent l’impression d’agir contre les élèves. C’est la première fois que l’on assiste à une telle cacophonie. Pourtant, avec la concertation, ils ont eu quatre mois pour se mettre d’accord avec le gouvernement. » commente Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation.

Non seulement les mots d’ordre ne sont pas clairs, mais les différents syndicats donnent réellement l’impression d’oublier d’agir dans l’intérêt des enfants alors que le gouvernement essaie de mettre la priorité sur l’école primaire.

« Il ne faut pas se tromper, tous les enseignants ne sont pas derrière les syndicats et tous les parents ne pensent pas d’abord à l’organisation de leurs week-end. Beaucoup, au contraire, sont prêts à tout faire pour que leurs élèves et leurs enfants réussissent mieux à l’école. Nous en rencontrons tous les jours à l’association » ajoute Olivia Millioz.

Pour les membres de SOS Éducation, il est nécessaire, pour l’avenir de notre système éducatif, que les syndicats de l’Éducation nationale renoncent à résister systématiquement aux changements.


Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67 – 06 84 24 49 36

Rythmes scolaires : encore une réforme bloquée par les syndicats

Mardi 22 janvier, 2013

Plus de 270 écoles sont fermées aujourd’hui à Paris. Le taux de grévistes dépasse les 80 % selon le rectorat. En cause, la réforme de rythmes scolaires. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a annoncé que le retour à la semaine des 4,5 jours serait effectif dès la rentrée de septembre 2013.

C’était oublier la capacité de blocage des syndicats. En novembre, selon un sondage Snuipp-FSU mené en interne, 65 % des enseignants refusaient la semaine des 4,5 jours. Toutes les raisons étaient bonnes : « ce n’est pas la priorité (…) les enseignants préfèrent une revalorisation des salaires et des classes moins chargées » expliquait alors Sébastien Sihr, son secrétaire général. Pourtant, nombre d’enseignants non syndiqués, interrogés par SOS Éducation, sont globalement favorables à un changement des rythmes scolaires.

Aujourd’hui, c’est une autre excuse qui est à l’honneur : la réforme est imposée dans la précipitation… Les syndicats ne cessent de fustiger cette réforme, après l’avoir réclamée à grands cris pendant la concertation pour la refondation de l’école.

Ils ont démarché toutes les écoles pour convaincre le maximum d’enseignants. Et cela fonctionne puisque 56 % des écoles parisiennes sont totalement fermées aujourd’hui.

« Ni le gouvernement, ni les maires, responsables du temps périscolaire, ne doivent céder à ces tentatives d’intimidation» souligne Olivia Millioz, porte-parole de SOS Éducation. « La semaine des 4 jours est une aberration. Tout le monde est d’accord là-dessus, les enseignants, les parents, les scientifiques. On demande aux enfants d’être attentifs et concentrés 6 heures par jour, plus que ce dont les adultes sont capables. Cette réforme est nécessaire et urgente. Il en va de l’intérêt de nos enfants.»


Contact presse : Olivia Millioz – 01 45 81 22 67 – 06 84 24 49 36

Rythmes scolaires : premier blocage des syndicats

Mercredi 9 janvier, 2013

Le Ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon a bien du mal à faire passer la réforme des rythmes scolaires.

Tous les acteurs de l’éducation étaient pourtant d’accord, lors de la concertation, pour fustiger des journées de classe trop longues et une semaine trop courte.

Ce consensus n’a pas empêché, pourtant, le Conseil supérieur de l’éducation de rejeter hier, massivement, le décret sur les rythmes scolaires. Ce projet propose de ramener la semaine des écoliers à 4,5 jours par semaine. Le texte n’a recueilli que 5 votes favorables. En revanche, il a obtenu 30 abstentions et 14 voix défavorables.

Le Snuipp-FSU, principal syndicat du primaire, parle d’un projet « incomplet, bricolé et insatisfaisant ». Le secrétaire général du SE-Unsa demande, lui, une revalorisation financière des enseignants….

Au ministère de l’Éducation nationale, en revanche, on se refuse à y voir un échec des négociations : « Il y a des gens qui ont refusé de voter soit pour des considérations qui nous incitaient à aller plus loin, soit qui demandaient davantage d’informations, soit qui voulaient des choses différentes, ce qui nous laisse penser qu’on n’est pas très loin d’un point d’équilibre qui a vocation a être trouvé dans les jours qui viennent ».

Le CSE, dont l’avis n’est que consultatif, réunit notamment syndicats d’enseignants, fédérations de parents d’élève et collectivités locales.

Même là où un accord des acteurs de l’éducation semblait possible, tout est bloqué. Et cela grâce aux syndicats, véritables dinosaures de l’Éducation nationale.

Mais quand mettront-ils enfin l’intérêt de l’enfant avant tout le reste?

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Les enseignants dans la rue…. contre la réforme des rythmes scolaires

Mercredi 19 décembre, 2012

Les enseignants du primaire,emmenés par les insubmersibles syndicats, manifestent aujourd’hui à Paris contre le retour à la semaine des 4,5 jours de classe.
Motif invoqué : ce n’est pas la priorité. Jérôme Lambert, du SNUIPP-FSU : « nous demandons le retrait de cette réforme, qui ne favorise pas la réussite scolaire ».  Mieux, cette réforme serait la dernière des priorités des enseignants, loin derrière la revalorisation des salaires ou le nombre d’élèves par classe.

Dommage que certains syndicats d’enseignants cherchent à instrumentaliser le débat et fassent passer encore une fois l’intérêt des enfants après le leur. Heureusement de moins en moins d’enseignants les suivent sur ce sujet comme en témoignent ceux qui viennent participer aux groupes de travail, aux ateliers du mercredi ou aux autres manifestations organisés par SOS Éducation.

Rappelons sur les rythmes scolaires que la France détient le triste record de l’année scolaire la plus courte (144 jours de classe contre 180  en moyenne en Europe), et ne cesse de reculer dans les classements internationaux. Au classement PIRLS sorti la semaine dernière, nos écoliers français sont 29° sur 45 en lecture.
Non seulement la France  a encore reculé cette année mais elle est maintenant en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE.

⇒ Lire l’article associé

Un superbe moyen de faire échouer vos enfants

Mardi 27 novembre, 2012

Depuis plus de 10 ans, les chrono-biologistes et les spécialistes de l’enfance s’accordent sur un point : la semaine de 4 jours est une aberration.

Tous les rapports (INSERM en 2001, CNRS en 2005, Académie de Médecine en 2010) s’accordent sur ce point : les semaines trop courtes et les journées surchargées sont exténuantes pour les élèves. On leur demande d’être attentifs et concentrés 6 heures par jour, plus que ce dont les adultes sont capables.

Pendant les 3 mois de concertation pour la refondation de l’école, la réforme immédiate des rythmes scolaires faisait consensus.  Le ministre de l’Éducation nationale lui-même a annoncé, à plusieurs reprises, le retour à la semaine de 4 jours et demi.

Pour une fois, une mesure favorable aux élèves semblait sur le point d’aboutir.

Sauf que… certains syndicats ne l’entendent pas de cette oreille, en particulier, le SNUipp-FSU, qui a publié, le 15 novembre, un sondage étonnant : 62% des enseignants ne seraient pas d’accord pour revenir à l’école le mercredi matin. « Les enseignants considèrent que ce n’est pas là la priorité pour réformer l’école primaire. Les enjeux sont ailleurs. » affirme Sébastien Sirh, président du SNUIpp-FSU au micro de RMC, le 16 novembre dernier. Parmi les raisons évoquées : l’obligation pour les enseignants de se réorganiser, l’augmentation des frais de garde pour les parents de jeunes enfants, davantage de présence, donc de déplacements à l’école etc.

Paradoxalement, les enseignants interrogés sur RMC à la suite de ce sondage ne sont absolument pas d’accord. Ils veulent travailler une demi-journée de plus. Les questions de transport, d’organisation personnelle ne sont pas une priorité lorsqu’il s’agit de la réussite de leurs élèves.

Malheureusement, ce n’est pas avec les enseignants qui sont tous les jours face aux élèves que le Ministre mène les négociations, mais avec les syndicats. Ces derniers, pour affirmer leur force ont décidé de refuser la semaine de 4,5 jours, quitte  à mettre les intérêts des élèves de côté.

Écoutez l’interview de Sébastien Sirh sur RMC

 

Réformer l’école publique ?

Mardi 9 juin, 2009

David Barbaud, commentateur régulier du blog de SOS Education, a défini ses neuf propositions de réforme de l’école publique.

1. Instituer un examen d’entrée en sixième : pas de collège si l’on ne sait pas correctement lire, écrire et compter. Pour ce faire, une réforme en profondeur du primaire est à mener, remplaçant les activités d’éveil et les goûters par l’apprentissage rigoureux des fondamentaux permettant à l’individu de s’épanouir bien mieux qu’en le laissant se débrouiller lui même (voilà le vrai mépris). Créer une sixième relais dans l’immédiat afin de permettre une mise à niveau de l’élève ne satisfaisant pas totalement à l’examen d’entrée.

2. C’est au collège que tout se joue. Il y faut les meilleurs pédagogues et les plus compétents. L’âge des professeurs est aussi un facteur décisif. Pas de jeunes professeurs trop peu sûrs. Le professeur doit avoir le bagout et l’expérience pour mener sa classe de jeunes adolescents naturellement turbulents. Les jeunes professeurs doivent suivre plusieurs années de tutorat dans les collèges et les lycées et se former auprès des plus aguerris.

2. Cycle commun à tout le monde de la sixième à la quatrième. Trois années de formation la plus complète possible en culture générale mais une seule langue vivante apprise de la façon la plus rigoureuse.

3. Première échéance en fin de quatrième. En fonction des résultats scolaires, orientation vers un lycée professionnel dont la voie doit être revalorisée, avec un cycle de quatre années sanctionnées par un BEP solide et reconnu.

4. Pour les élèves dont il est évident qu’un tel cycle, même à vocation professionnelle, ne pourra conduire qu’à l’échec : il faut développer pour eux rapidement un système d’apprentissage dès l’âge de 14 ans dans des domaines vairés à définir parmi notamment les nouveaux métiers du tertiaire.

5. Il n’est pas question de subir la présence d’élèves perturbateurs au sein des établissement scolaire âgés de plus de 14 ans. Il faut dès lors responsabiliser les familles et trouver une voie de sortie très rapidement. (Nous avons aujourd’hui en troisième des élèves de 16 à 17 ans qui n’y ont strictement rien à faire). Un collège public doit avoir la possibilité d’exclure immédiatement et sans procédure un élève ayant commis un acte délictueux grave.

6. Pour les autres élèves, le conseil de classe détermine leur capacité à passer en troisième. Cette année devient une année préparatoire au lycée avec toutes les options possibles en vue du lycée général.

7. En fin de troisième, un examen d’entrée au lycée sera imposé aux élèves qui devront y satisfaire sous peine de redoublement immédiat.

8. Le lycée doit se réformer grandement. C’est aujourd’hui un vaste barnum. Pas de seconde indifférenciée. En fonction des options entrevues en troisième, les élèves choisiront entre seconde scientifique, seconde littéraire et linguistique (filière qui doit être absolument revalorisée), et seconde économique. Trois années soumises à la sanction d’un conseil de classe souverain.

9. Enfin un vrai baccalauréat, pas la plaisanterie qui existe aujourd’hui (exceptée le bac S, encore un peu préservé), bac national, sésame indispensable à l’entrée dans une université qui elle aussi est à refonder largement, mais je suis ici hors de mon domaine de compétence.