Dysorthographie : le gouvernement doit revoir sa copie

Rien n’est prévu dans la loi de Refondation de l’école pour régler le problème de ces cohortes de jeunes qui arrivent au collège avec des difficultés tellement sévères qu’ils ne pourront pas suivre une scolarité normale.

Ils sont pourtant 100 000 à 300 000 chaque année !

Le gouvernement passe encore une fois à côté du sujet avec un texte de loi qui parle d’éducation artistique, d’école du numérique mais pas de l’essentiel.

Regardez cette interview d’Anne-Marie Gaignard, l’auteur de « La revanche des nuls en orthographe ».

Après avoir été étiquetée dyslexique, elle est partie à la reconquête de la langue. Elle le dit bien. Des dyslexiques, des vrais, des sévères, c’est 3 à 5 % d’une population, pas plus.

Tous ces enfants qui ne savent pas écrire à dix ans ne sont ni nuls ni malades, mais il y a eu pour eux un « ratage » d’apprentissage.

Arrêtons de coller une étiquette médicale sur un problème pédagogique.

Demandez à vos sénateurs et à vos députés d’inscrire dans la loi un changement dans les méthodes utilisées au CP. Tous au syllabique ! Tous à la combinatoire ! Il faut que tous les élèves apprennent à assembler et à écrire correctement les différents sons de la langue française.

La loi de Refondation de l’école sera examinée au Sénat à partir du 21 mai et reviendra à l’Assemblée nationale en juin. A vos téléphones ! Le changement, c’est maintenant ; Prenons-les aux mots.

Découvrez la vidéo de l’interview d’Anne-Marie Gaignard

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4 responses to “Dysorthographie : le gouvernement doit revoir sa copie”

  1. Ott-Billon dit :

    Bonjour,
    Mon fils est dysorthographique. On l’a découvert alors qu’il était en CM1. A présent, il est en 5°. Il fait toujours autant de fautes d’orthographes. On espère qu’en 4° il pourra bénéficier d’un aménagement scolaire afin que les cours en classe soient moins pénibles pour lui.
    J’aimerai savoir si cet aménagement scolaire + les séances chez une orthophoniste l’aideront vraiment ?
    Mon fils est un enfant très intelligent, et est conscient de son petit handicap. Mais cela ne le rend pas triste pour autant : il est un peu fataliste et ça n’est pas sa préoccupation première. Tant mieux.
    Je remercie Mme Gaignard pour son témoignage : ça a fait du bien à mon fils.
    Je souhaite vivement que le 21 mai, les élus « revoient leur copie » quand à ce problème national. MERCI encore Mme Gaignard.

  2. OB. dit :

    Merci à Mme Gaignard et pourvu qu’elle soit entendu et que les méthodes changent.

  3. Diagonales dit :

    Nous accompagnons chaque année la scolarité de près de 600 enfants et je ne peux qu’être d’accord avec ce triste constat , une grande partie des plus jeunes qui nous sont amenés dès la primaire le sont pour des troubles de l’apprentissage non dépistés, plus triste encore lorsque ce sont des lycéens qui ont traversé toute leur scolarité avec des difficultés qui ne comprenaient pas! Mais attention il existe de nombreux troubles DYS, vous en trouverez une liste et un bref explicatif ici : http://www.diagonales-soutien-scolaire.fr/pages/dyspraxie

  4. godefroy dit :

    Je pense q’Anna-Marie Gaignard serait très contrariée de voir qu’elle est « récupérée » par les thèses de SOS éducation.
    Pourtant il suffit de bien l’écouter: « petite j’ai été punie au Bécherel et au Bled » ( sans résultat)
    « arrêtons les dictées préparées, les exercices à trous , les exercices du Bled, si ça marchait ça se saurait »  » Je ne dis pas qu’il y a une méthode meilleure qu’une autre »…..
    Je suis ravie que vous vous intéressiez aux méthodes de Mme Gaignard qui sont en effet très très intéressantes.

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